… Un clin d’œil à ce(ux) qu’on aime

Une chouette histoire

Des petits bruits étranges au creux de la nuit…  qui n’ont rien à voir avec les craquement des vieilles maisons  mais qui s’apparentent à une respiration bizarre qui se retient…Inexplicable et étrange. Beaucoup de perplexité … et il faut se l’avouer, une petite dose de frayeur pour ce  mystère insoluble et qui dure…
Toutes les explications sont envisagées, même les plus folles (nous ne sommes pas très loin de Brocéliande et de là à penser que la fée Viviane ou Merlin l’Enchanteur ont décidé de sortir de la forêt pour visiter les alentours, il n’y a qu’un pas…!)
Rien de tout cela! La réponse nous est fournie par le couvreur venu remettre une ardoise :  Une chouette a élu domicile dans un des conduit de cheminée pour y faire ses petits… il suffisait d’y penser!
Nous n’avons pas eu le cœur de les en déloger.
C’est la deuxième année qu’elle vient s’y  réfugier pour faire ses petits.
Reviendra-t-elle l’année prochaine?  Espérons-le

Ce drôle d'été 2020

La pandémie fait trembler le monde.
L’été arrive mais c’est le silence. La méfiance. L’immobilité. Puis, soudain, Action! On se réveille!
Des français, du Nord, du Sud, de l’Est, décident de venir séjourner pour se ressourcer, et découvrir cette belle région ; ils sont talonnés de près par des hollandais et des belges qui choisissent aussi de goûter à la quiétude et à l’authenticité de l’endroit.
La torpeur s’en est allée laissant place à une joyeuse animation quotidienne bien appréciée.
Au final, les vacanciers sont unanimes, ils ont fait le bon choix et sont ravis de leur parenthèse estivale.
Quant à la vieille ferme, elle, elle vibre et frémit de bonheur et de fierté ; elle adore voir ses occupants éphémères arriver, se poser, se détendre et apprécier tous ses atours qu’elle leur dévoile au fur et à mesure de leur séjour.
Elle renait. Tout simplement. 

Mes hortensias

Sont les plus beaux! évidemment!
Ils ont déjà trente ans et chaque année, au mois de mai, ils refleurissent, quoiqu’il puisse se passer, coloriant la cour  de leurs jolies têtes multicolores, jusqu’en septembre, voire octobre.
Du rose, du mauve, du bleu, toutes les couleurs sont là, éclatantes.
Et derrière, de l’autre côté, dans le jardin, ils sont  blancs , absolument magnifiques avec leurs têtes énormes ; ils fleurissent plus tard que leurs ainés ; ils ont tout de même dix ans de moins et proviennent d’une autre famille.

s'appelait SAINT VERAN

du nom de la divinité dédiée à son église.
Mais, problème… un autre village situé dans les Hautes Alpes s’appelait aussi Saint Véran…  d’où pléthores de confusions et de pagailles dont les premiers à pâtir furent nos troufions bretons que l’armée renvoyait en permission chez eux…à Saint Véran… mais l’autre!!
Imaginez leur désarroi et effarement à se voir envoyer si loin, à l’opposé de leur chère Bretagne et surtout de leur famille!
Après moultes discussions, les élus tombent d’accord et un décret officiel nomme  le Saint-Véran des Côtes d’Armor, pardon, des « Côtes du Nord », SAINT VRAN le 14 juin 1953,  mettant fin à tout quiproquo.

Les loups, une cohabitation difficile

Autrefois, dans un temps reculé, ils peuplaient le centre Bretagne ;  et la région du Mené, avec ses forêts profondes et ses landes sauvages,  était un terrain de jeux rêvé pour eux.

Ils s’attaquaient fréquemment au bétail. Les paysans étaient désespérés et s’en plaignaient à leurs seigneurs qui organisaient des battues  pour les exterminer.

En dehors de ces battues, lorsqu’un paysan apportait la dépouille d’un loup,  il se voyait remettre une prime substantielle par la commune. Cette prime variait suivant la catégorie du loup, mâle, femelle ou louveteau.

Dès 1900, les loups avaient totalement disparus de cette région. Eradiqués.

Aujourd’hui, il ne reste plus de leur mémoire, que le nom de certains lieu-dit  « la ville-es-loups » par exemple ou « le chêne au loup » et des légendes effrayantes racontées aux enfants, au coin du feu pour les dissuader de sortir tous seuls la nuit venue

Entre deux océans

Entre l’océan atlantique et  la Manche
Saint-Vran, avec sa ligne de partage des eaux à 200 mètres d’altitude, accueille une star
La Rance
Une naissance légendaire.

On dit que Gargantua pleura tant lors de son veuvage que son flot de larmes donna naissance à sa source.
En toute humilité, elle traverse la commune incognito, en direction de la Manche.
Elle a cependant le temps de saluer deux de ses figurants préférés, le Meu et l’Yvel qui se la coulent douce dans la commune et ses environs.
Une fois à Saint Malo, au barrage, elle joue le rôle principal dans l’usine marémotrice et rayonne de l’éclat que nous lui connaissons.

Les saloirs d'antan se font coquettes jarres déco d'aujourd'hui

Ces jarres sont les ancêtres du frigo ou plutôt du congélateur !
Les paysans déposaient  une  première couche de gros sel, suivie d’une couche de viande et ainsi de suite jusqu’au bord, comme un mille feuilles.
Cela valait aussi pour les légumes frais…
Fraîcheur garantie au moins un an!
Economique, simple et…. écologique!

Petite devinette

Comment appelleriez vous les habitants de Saint Vran? Facile, pensez vous! A coup sûr,  Saint-Vrannais ou  Saint-Vrannois…
Eh bien, non! Ce sont des Brennoisiennes et des Brennoisins… en mémoire à une ancienne divinité armoricaine. Il fallait le savoir!

La Vieille Ville


C’est le nom du hameau de la ferme de Jean.
Drôle de nom… Il n’y a pas de ville et il n’y en a jamais eu! Pourquoi ce nom alors?
Pour tenter de résoudre ce mystère, il faut plonger au temps des Romains. Bon, d’accord, cela date un peu!
« Ville » vient du latin « Villa » et désignait une très grande exploitation agricole.
Chaque fois qu’une parcelle était défrichée et devenait domaine agricole, le locataire, avec l’accord du seigneur, construisait une demeure nommant le lieu VILLE, suivi de son nom ou d’une caractéristique du lieu défriché…Une piste, peut-être. Mais pourquoi « Vieille »? là est le mystère!

Ces objets qui ont disparu de mon quotidien

Ma très chère (vieille) cafetière

Ma très chère (vieille) cafetière. Tu en as servi des cafés ! incomparables avec ce petit goût de chicorée ; toujours indissociable du foyer de la cheminée, tes pièces se superposent ; tu es en émaille et tes couleurs sont douces. Aujourd’hui, tu n‘es plus là, j’ai dû te reléguer au grenier, au fond d’un vieux carton.
Tes filles et petites filles ont pris le relais. Belles et élégantes, rapides et performantes, elles nous servent le café dosé exactement à notre goût en se conformant à la taille de la famille et à l’heure de la journée. Mais, très chère vieille cafetière, je pense quand même toujours à toi !

Mon vieux moulin à café

Mon moulin à café sort du carton, lui ! toujours décoratif, il charme par sa ligne et sa sophistication ; il trône sur un coin de cheminée.
Sa descendance, en revanche, est loin d’avoir hérité sa beauté ! Mais peu importe, le nouveau moulin vise l’efficacité, et il sait qu’après usage, on le cache au placard.

Mon fer à repasser

Mon fer à repasser fait partie de ces objets qui traversent le temps, témoin d’un art passé. Il trône sur la commode d’une des chambres, 
Sa lignée actuelle ne lui ressemble en aucune façon. De lourd, compact, brûlant, ses héritiers l’ont repensé ; il est devenu léger, rapide et efficace, une simple pression du doigt et la vapeur fait des miracles sur le tissu, quel qu’il soit.

La fée Margot y a élu domicile..

Eh oui ! …
Le Mené, territoire de landes, de forêts, de granit, est une terre de contes et de légendes. C’est le « berceau de Margot la fée. » Vous savez, la famille des petites fées espiègles et généreuses, qui dansent comme des fofolles, eh bien c’est elle !
Sur certains sites et au gré de l’imagination, décuplée par l’atmosphère singulière qui les entoure, on y découvre volontiers l’écuelle, le siège, la pierre des sacrifices de la grande prêtresse de la famille et on peut facilement imaginer bien d’autres choses extraordinaires.
Les croyances populaires rapportent que lors des nuits de pleine lune, les chemins qui conduisent au royaume souterrain des fées, ces chaos granitiques qui apparaissent incongrument au beau milieu des champs, s’entrouvrent entre les rochers…
Et là, gare ! Les anciens recommandent de ne surtout pas trainer dehors par nuit de pleine lune …sous peine de se voir transformer en roc granitique !! Menace à prendre très au sérieux.

Nouveauté : une bibliothèque sur roue

Une vieille cantine, de bons pots de peinture noire et argentée, quatre roues, quelques planches et me voilà métamorphosée en bibliothèque roulante pour le grand plaisir de mes lecteurs !
De la fiction en français ou en anglais, des livres pour enfants, des cartes, des guides…au choix… et cerise sur le gâteau, je roule !!