Cabrioles au parking

Autour de la machine à café, Ghis écrit

Cabrioles au parking

Cabrioles au parking

Ce matin, au bar de l’entreprise, c’est l’ambiance des grands jours. On pleure de rire.

Helen, pliée en deux, raconte son déplacement de la veille avec William, le patron.

— On devait visiter un centre à Levallois. Monsieur s’est entêté à prendre sa grosse Mercedes. Bilan : GPS mal réglé, deux heures pour arriver au lieu de trente minutes, et un William rouge d’énervement. Mais le meilleur, c’est au parking…

Elle réprime un hoquet avant de reprendre :

— Il se gare trop près du mur et se retrouve coincé. Et là, sans crier gare, il s’allonge brusquement sur moi, le bras tendu vers ma portière !

Stupeur autour de la machine à café.

— Je croyais qu’il voulait m’ouvrir la porte… Mais non, il voulait passer par-dessus moi ! J’avais beau lui dire de me laisser descendre d’abord, rien à faire, il poussait ! Imaginez votre patron allongé de tout son long sur vos genoux dans une voiture !

Rires généralisés dans l’auditoire.

— Pour ne pas frôler sa tête dégarnie — berk, non merci ! —, je gardais les bras levés en l’air, tétanisée. Ça a duré une éternité ! Et d’un coup, il a réussi à s’extirper… Tête la première, en roulé-boulé sur l’asphalte !

— Et il a dit quoi ? demande France, hilare.

— Rien ! Il est parti. Il m’a laissée là, les jambes en coton, à crier dans l’écho du parking !

Helen secoue la tête, encore sous le choc.

— Ce matin, il m’a saluée avec son plus grand sourire, comme si de rien n’était.

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